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Les engins d’assaut et d’approche sont assez diversifiés : offensifs ou uniquement défensifs (comme le « chat »), certains sont très simples (échelles améliorées…) ou plus complexes ou encore très grands (le « beffroi »)… Il ne s’agit peut-être pas des machines les plus spectaculaires, mais certainement les plus présentes lors d’un siège. Beaucoup de ces engins dérivent du « chat » auquel seront ajoutés des éléments offensifs ou facilitant l’assaut.

 

Vu la forte utilisation de ces engins, elles auront une grande influence sur l’architecture défensive. Des solutions temporaires ou permanentes permettront de contrer les machines d’approche et d’assaut :

  • Les hourds, les mâchicoulis et les assommoirs

Il s’agit d’organes architecturaux défensifs permettant de lancer des pierres sur les ouvrages des attaquants situés en bas des murs ou devant les portes. Les hourds ont la particularité de recouvrir le haut des murs d’une structure en bois avec toiture. Ceci limitait donc aussi les possibilités d’arriver en haut des courtines : il fallait les détruire pour débarquer sur une surface plane, accessible depuis la cour du château.

  • La braie

La plupart des techniques de siège consistent à s’approcher des murs afin d’escalader le mur ou de démanteler les pierres de la muraille. Une solution de la part des défenseurs sera de placer une palissade (ou « braie ») devant les murs de l’enceinte principale. Cette dernière devra donc être détruite avant de pouvoir avancer les machines. La brèche réalisée diminuera aussi les possibilités d’avancer de nombreux engins face à l’enceinte principale et oblige les assaillants à passer à un endroit précis, où il sera plus facile de tirer dessus.

 

Afin de comprendre pleinement les machines d’assaut, il est utile de lire quelques annexes : Mettre le feu aux engins de siège  –  Protéger les machines (contre le feu, les pierres, les flèches)  –  Déplacer les machines  –  L’indispensable attaque des défenseurs

 

Le chat (ou vigne, tortue...)

Le chat est certainement l’engin d’approche le plus classique. Il permet d’abriter un grand nombre d’assaillants avant l’assaut ou durant d’autres travaux d’approche. Engin uniquement défensif, de nombreuses autres machines dérivent du chat en y ajoutant des éléments offensifs pour battre en brèche ou mener l’assaut.

Le bélier

Le bélier est une machine de siège simple permettant de défoncer les portes ou les murs en les martelant de coups puissants. Il s’agit, semble-t-il, de la seule machine dont l’utilisation est avérée durant tout le millénaire médiéval. En effet, la simplicité de réalisation de l’engin et son efficacité a largement contribué à son usage même à une époque où les autres techniques de siège avaient été oubliées.

Le tonnelon

Le tonnelon est un nom générique donné à différentes machines de siège permettant d’élever des soldats à la hauteur des murs ou au-dessus. Il pouvait s’agir de tonneaux placés au bout d’une perche (d’où le nom), mais aussi de systèmes plus complexes permettant de lever une dizaine de soldats en même temps.

Le beffroi (tour mobile, tour d’assaut, sambuque, hélépole ou truie)

Le beffroi est une haute tour de siège aux fonctions multiples. Cet engin regroupe en effet plusieurs autres machines déjà décrites : chat, échelle, tir au-dessus des murs, et parfois même une arbalète géante ou un trébuchet… Il s’agit donc d’un engin très efficace, mais très long à fabriquer, cher et qui demande de lourds travaux d’approche.

CC BY-NC-SA 4.0